Pourquoi ce site ?

 

 

Toutes les associations de personnes autour d’un projet sociétal avec un objectif de faire changer les choses - à leur petit, moyen ou grand niveau - m’intérESSent.

 

Qu’elles soient des associations, des fondations, des mutuelles, des coopératives, des SCOP, des SCIC, des syndicats ou des entreprises sociales, … toutes :

-        ont en commun un projet qui fait la part belle à la citoyenneté, à l’intérêt général, à l’utilité sociale, à une vision sociétale ;

-        donnent une place primordiale au collectif, au lien social, à la résolution de défis sociaux et environnementaux.

 

Toutes ces organisations sans but lucratif – ces organisations à but sociétal (OBS), on pourrait dire – sont guidées, non par la recherche du profit (dont on peut voir les effets dévastateurs avec la crise, ces dernières années), mais par l’idée de remettre l’humain au cœur de toute action.

 

 

- Quelle que soit leur forme, leur statut juridique,

- Quel que soit leur secteur d’activité (éducation, environnement, formation, insertion, santé, services à la personne, social, …),

Ces organisations de l’ESS, de « la nouvelle économie » - comme disent certains - de « l’autre économie » - comme disent d’autres – de "l'économie positive" comme disent encore d'autres - portent et agissent autour de valeurs fortes : innovation sociale, respect de la dignité de la personne humaine/des générations futures, solidarité, …

 

Oui, mais alors : comment manage-t-on ces organisations-là ? « Pas comme les autres » me répondrez-vous. D’abord, toutes les actions d’un manager « associatif », d’un « alter-manager » seront guidées par cette idée de remettre l’humain au cœur et à la base de toute activité/décision/stratégie. Ensuite - et plus encore dans les phases de développement et de croissance ou de réorganisation – les dirigeants devront toujours veiller à régulièrement revoir le projet « associatif », le projet sociétal de l’organisation qu’ils dirigent (de manière participative, avec l’ensemble des parties prenantes).

 

 

A l’origine de ces OSBL*, il y a toujours des associations d’idées, de personnes, d’organismes, … qui se réunissent autour d’un socle fort, d’un lien social qui va permettre de dépasser les propres différences de chacun pour créer autre chose. Et ces possibilités d’associations sont toujours variées, innovantes, il y a toujours des combinaisons diverses possibles : des Associations Sans Frontières.

 

 

Ce site a pour objet de partager le regard que je porte sur le secteur associatif en particulier et le secteur de l’ESS en général, secteurs que je connais bien de par mes expériences dans 8 OSBL* (7 associations et une fondation).

 

L’arrivée depuis les années 90 du concept d'entrepreneuriat social, et dans les années 2000 d’un mouvement encore jeune d’entrepreneurs sociaux, bouscule le secteur de l’ESS, fait bouger les frontières du non lucratif, de l’utilité sociale. Il interpelle sur les pratiques, sur la correspondance entre le discours et les actions et questionne également sur la conciliation toujours mouvante entre professionnalisation/développement et sens/primauté du projet sociétal. Comment concilie-t-on l'activité économique, la gestion, l'efficacité et l'innovation sociale, le sens, la place première de l'humain ? 

 

 

Associations, entreprises sociales et ESS : ces 3 dimensions partagent un même état d'esprit et des valeurs communes et sont en même temps à la fois complémentaires et différentes. Mais qu'est-ce qui les lie vraiment entre elles ? Quelles associations sont possibles, impossibles, imaginables, inimaginables ? Notamment en France, pays du fromage, des étiquettes, des associations, du bénévolat, de l'intérêt général (défini de prime abord par le droit public et terreau de l'Etat, des pouvoirs publics) et de l'économie sociale et solidaire à la française ?

 

 

* OSBL : Organismes Sans But Lucratif

 

 

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